Deux coups de canon à Douala

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À Bépanda, le Canon n’a pas seulement marqué deux fois. Il a frappé deux fois dans le doute. Le Canon Sportif de Yaoundé avait besoin de cette victoire.

Ce week-end, au stade Omnisports de Bépanda, le Canon Sportif de Yaoundé n’a pas seulement battu le Dynamo Club de Douala (0-2). Il a répondu à la pression.

Oui, je parle de pression parce que dans notre championnat, elle est constante. Parfois invisible et pesante mais toujours présente. Un faux pas, et tout vacille. Un match raté, et l’entraîneur est déjà sur la sellette.

Tu sais, il y a des victoires qui comptent. Et puis, il y a celles qui respirent. Absente des gradins depuis les deux derniers matchs, je ne pouvais pas manqué ce choc entre Canon et Dynamo. Qui plus se jouait dans la cuvette de Bepanda.

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Un Canon sous pression

A mon arrivée, j’ai senti quelque chose dans l’air à Bépanda. Pas seulement la chaleur de Douala, quelque chose de plus lourd, de plus fragile. Le Canon Sportif de Yaoundé arrivait avec ses cicatrices. La défaite précédente encore fraîche. Les murmures autour du staff et de certains joueurs, les regards interrogateurs, un entraîneur observé. Bref, une équipe attendue…

En face, la Dynamo voulait faire de Bépanda sa forteresse. Continuer son sans-faute à domicile. Affirmer que Douala ne plie pas. Mais le football a ses humeurs.😂 Et Canon a répondu par l’organisation, par l’intensité et par l’efficacité.

Dès les premières minutes, j’ai senti un Canon différent. Plus haut, plus compact, plus concentré. Comme si chaque passe disait : on n’est pas venu pour douter.

À la 7e minute, tout s’éclaire. Franck Belobo centre, Juste De Bonheur Koulou surgit. Plat du pied, silence court. Puis, célébration. 0-1. Ce n’était pas un but spectaculaire. C’était un but nécessaire, un but surtout rapide.

Le moment où tout pouvait basculer

Le deuxième acte a confirmé l’intention. Belobo, encore lui, conclut une course en profondeur à la 52e minute. 0-2. À ce moment-là, je me suis dit : le Canon joue libéré. Puis, arrive le penalty pour la Dynamo. Le stade retient son souffle. Les bancs s’agitent, le rythme des tambours dans les gradins s’accélèrent, la tension monte. Karim Bello s’avance, puis arrêt.

Et parfois, un arrêt vaut plus qu’un but. Parce qu’il tue l’espoir.

La célébration de Karim Bello (gardien, Canon de Yaoundé) après avoir sorti le penalty de Jefter Arrey (milieu de terrain, Dynamo) C : Balde Abdoulaye

Ce que cette victoire raconte

Elle raconte qu’un club historique ne meurt pas au premier doute. Elle raconte qu’un groupe peut répondre sur le terrain. Elle raconte aussi que le football camerounais reste imprévisible, vibrant, émotionnel.

J’aime écrire ces rencontres parce qu’elles racontent plus que des statistiques. Elles parlent de doutes, d’orgueil, de caractère, d’un mélange d’émotions concentrées en 90 minutes.

À Bépanda, le Canon n’a pas seulement marqué deux fois.
Il a frappé deux fois dans le doute. Le Canon Sportif de Yaoundé avait besoin de cette victoire. Pas seulement pour le classement , pour la confiance, pour l’image, pour l’oxygène…

Et parfois, c’est exactement ce dont une équipe a besoin.

Avec toute ma passion et ma lucidité,
Badal

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Badal Fohmoh

Journaliste • Autrice • Blogueuse • Militante EMI • Fondatrice de Class Pro

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