De Douala à Accra : quand mon livre s’invite à la résidence de France au Ghana

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Ce mardi 4 août 2026, à Accra, la diplomatie française et mon cheminement personnel se sont à nouveau croisés, mais cette fois sous une lumière toute particulière : celle du 1er Parlement Panafricain des Jeunes pour la Démocratie.

Il y a quelque temps, j’écrivais ici mon émotion d’avoir célébré le 14 juillet à la Résidence de France à Douala, un moment fort qui marquait une étape dans mon parcours de jeune femme engagée.

Ce mardi 4 août 2026, à Accra, la diplomatie française et mon cheminement personnel se sont à nouveau croisés, mais cette fois sous une lumière toute particulière : celle du 1er Parlement Panafricain des Jeunes pour la Démocratie. Mais avant de rejoindre les salons de la Résidence, la journée avait été marquée par une immersion captivante dans les arcanes de la démocratie continentale et ghanéenne.

​Au cœur des institutions ghanéennes : Une journée d’immersion et de leadership

De la session d’apprentissage sur le fonctionnement du Parlement panafricain guidée par Gilbert Borketey Boyefio (PNAfrica) et Bonolo Makgale (Centre for Human Rights, Université de Pretoria), jusqu’à la visite guidée du Parlement du Ghana, chaque étape nous rappelait la portée de notre mandat. Un message résonne encore particulièrement : celui de l’Hon. Osman Ayariga, Directeur général de la National Youth Authority du Ghana, qui nous a appelés à investir pleinement les espaces décisionnels avec excellence et audace.

​La journée s’est poursuivie par un débat stimulant sur le thème « Trusting Young People to Change the World », porté par la philosophe mauricienne Anouchka Sooriamorthy et le consultant Yawo Apelete Doku (Fofogan). Un temps d’arrêt bienvenu pour questionner le rôle de l’imagination, du volontariat et de la responsabilité collective dans nos luttes citoyennes, posant ainsi un socle de réflexion idéal avant les échanges diplomatiques de la soirée.

Photo prise dans l’enceinte du Parlement du Ghana. C : Fondation de l’innovation pour la démocratie

Si les ateliers de travail sur la participation citoyenne ont posé les bases théoriques, c’est notre visite du Parlement du Ghana qui a ancré cette expérience dans la réalité. Marcher dans ces couloirs, c’est ressentir le poids de l’histoire et la responsabilité qui nous incombe.

J’ai été particulièrement marquée par deux lieux au sein de l’institution :

  • La librairie : Un véritable temple du savoir, rappelant que pour bâtir une démocratie solide, la réflexion doit toujours s’appuyer sur la culture et l’apprentissage continu.
  • L’espace vert parlementaire : Une oasis de calme, une parenthèse de sérénité au cœur même de l’effervescence politique. Un endroit idéal pour méditer sur les défis de notre continent.Ces lieux m’ont rappelé qu’une démocratie ne se construit pas seulement dans les débats, mais dans l’accès à l’information et le temps pris pour la réflexion.

Notre visite dans la librairie et l’espace vert parlementaire. C : Fondation de l’innovation pour la démocratie

Un pont entre deux capitales et deux parcours

À l’invitation de S.E. Mme Diarra Dimé-Labille, Ambassadrice de France au Ghana, l’ensemble des délégué(e)s du Parlement s’est réuni à sa Résidence pour une soirée dédiée au dialogue, au partenariat et à la jeunesse.

Au-delà des discours officiels et des échanges chaleureux avec les diplomates et les parlementaires ghanéens présents, cette soirée a pris une tournure très personnelle et symbolique.

Sensible aux questions d’inclusion, d’éducation et d’émancipation des jeunes, Son Excellence a pris le temps d’échanger avec nous. J’ai saisi cette opportunité pour lui offrir un exemplaire dédicacé de mon ouvrage : « Blogueuse et debout, chroniques d’une voix engagée ».

S.E. Mme Diarra Dimé-Labille, Ambassadrice de France au Ghana lors de son discours. C : Fondation de l’innovation pour la démocratie

Ce geste portait une valeur particulière pour moi. La France a souvent été un fil conducteur et un tremplin dans mon parcours, de mes premières formations avec l’ESJ Lille grâce à l’Ambassade de France au Cameroun jusqu’à ma récente invitation au Sommet Africa Forward. Lui remettre mon livre à Accra, c’était en quelque sorte boucler la boucle d’une histoire de transmission et de reconnaissance. Une belle marque d’attention et d’ouverture.

La réaction de l’Ambassadrice a été à la hauteur de la chaleur de son accueil. Elle s’est réjouie de ce présent, me confiant au passage être allée très récemment à Yaoundé. Une belle coïncidence qui a immédiatement créé un lien privilégié et une complicité autour du Cameroun !

Très touchée par l’attention, elle m’a demandé de lui laisser mes coordonnées afin de garder le contact et d’échanger à nouveau sur nos initiatives communes en faveur de la jeunesse et de l’inclusion.

Ce qu’il en reste du 14 juillet

De Douala au cocktail diplomatique d’Accra, je mesure le chemin parcouru. Être blogueuse, ce n’est pas seulement écrire derrière un écran : c’est porter des plaidoyers, faire entendre des voix, et voir ces chroniques franchir les portes des résidences diplomatiques pour nourrir de futurs projets.

Je suis repartie d’Accra avec des souvenirs impérissables des sessions parlementaires, mais aussi avec la certitude que les ponts que nous bâtissons aujourd’hui entre la jeunesse, la société civile et les institutions sont les fondations solides de l’Afrique de demain.

Diplomatiquement vôtre,

Badal

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Badal Fohmoh

Journaliste • Autrice • Blogueuse • Militante EMI • Fondatrice de Class Pro

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