La quatrième séance au Collège Polyvalent Bilingue Tatie n’était pas qu’une simple leçon de radio. C’était un exercice de citoyenneté et de haute précision technique. Entre le verdict des urnes pour choisir le sujet du concours et le frisson de la première écoute studio, je vous emmène dans les coulisses d’une journée où les voix se sont enfin libérées.
Suite à mon bobo de santé, je n’ai pas pu faire un compte rendu de la séance 3 sur ce blog mais tu peux le retrouver sur ma page Facebook.
Le choc des ondes : confrontation avec sa propre voix
J’ai vécu quelque chose de magique, de structurant, de capitalisant, de très…. important. Tu sais, il y a un instant précis, en éducation aux médias, où tout bascule : c’est celui où l’élève cesse d’écouter le professeur pour écouter… sa propre voix. Hier, nous avons sorti le matériel : smartphone contre micro professionnel, micro sans fil contre micro filaire. Le silence dans la salle était palpable au moment de la réécoute.
J’ai observé ces visages : certains se cachaient derrière leurs mains, surpris par leur propre timbre, tandis que d’autres, déjà très pro, notaient scrupuleusement les fautes d’articulation ou les hésitations. Ce moment « fun », teinté d’une saine dose d’autocritique, est le socle de leur progression. J’ai kiffé. 🥰

C : Gildas Wanko (Avec son consentement)
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Bilinguisme et détermination : La simulation « en direct »
Nous avons également pratiqué la simulation en français et en anglais. Oui, je tenais à respecter l’ADN du collège, au-delà de l’inclusion. Ce qui m’a frappée, c’est l’implication des élèves en classes d’examen. Je leur ai dit que nous avions le droit de faire des erreurs, de tituber, de ne pas se sentir prêts mais qu’à ce moment là, il faut respirer, regarder son papier et recommencer. Parce que lorsqu’on apprend, on a le droit de faire des erreurs, ce n’est pas une faiblesse mais la preuve qu’on grandit et qu’on s’améliore en chemin. Malgré la pression de leurs échéances scolaires, ils portent le projet avec une maturité qui force le respect.
Pour eux, ce podcast n’est pas qu’un exercice, c’est une tribune pour s’exprimer avant le grand saut vers le lycée ou l’université. J’ai également très apprécié ma leçon que je leur faite, après le devoir de mon binôme à ces derniers. Je leur ai surtout dit que c’est une très belle stratégie en pedagogie. Les élèves retiennent mieux et plus vite lorsque les leçons et exemples sont dispensés par leurs camarades d’ecole. Car, ils parlent généralement le même langage, portent les mêmes uniformes et maîtrisent leur environnement… Leur applaudissement n’a pas prouvé le contraire.

C : Gildas Wanko (Avec son consentement)
Le verdict des urnes : un sujet courageux pour le concours
Mais le point d’orgue de la journée fut le vote. En journalisme, choisir son sujet est le premier acte d’engagement. Pour le concours d’EMI, quatre thématiques étaient sur la table : sécurité alimentaire, hygiène, activités socio-culturelles et délinquance juvénile.
Le débat a été passionné, mais les chiffres ne mentent pas. C’est finalement la délinquance juvénile qui a raflé la mise avec 17 voix. Un choix courageux, frontal, qui montre que nos jeunes reporters ont des choses sérieuses à dire sur les dérives qu’ils observent au quotidien. Ils ont choisi de traiter le sujet le plus complexe, celui qui demande le plus de rigueur et d’éthique.

C : Badal FOHMOH
La route vers le studio : rigueur et structure
Ils sont repartis avec des devoirs précis : Pas question de se contenter d’improviser : ils doivent maintenant structurer ce sujet sérieux. Titre, chapeau, développement et identification des sources (surveillant général, enseignants) sont au programme. Et bien sûr, on n’oublie pas le bic entre les dents pour continuer à muscler la diction !
En les regardant quitter la salle, j’ai réalisé que « La Voix d’Or » portait bien son nom. Ce n’est pas seulement du son que nous produisons ici, c’est de l’or pur en termes de conscience sociale et de citoyenneté. La relève ne fait plus seulement de la simulation, elle s’approprie déjà son rôle de médiateur.
Et là, tout le chemin retour, je me sentais tellement fière de moi. Fière de ce que j’accomplissais avec eux, fière de nos échanges, de nos propres corrections, de notre ambition de remporter ce concours.
Bref, j’étais tellement fière de moi que j’ai même crié. 😂
Avec toute ma joie et ma passion,
Badal