Le 14 juillet à la Résidence de France : ma première fois

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Lorsque j'ai vu l'adresse mail du secrétariat du consulat, mon cœur a fait un bond. Puis, je me suis activée à l'ouvrir. J'ai vu une invitation me demandant d'honorer de ma présence à cette réception importante...

Invitée à la réception de la Fête nationale française à Douala, j’ai vécu une soirée hors du commun entre diplomatie, rencontres et fierté. Récit d’une première fois inoubliable.

Une photo de mon invitation. C: Badal FOHMOH

Lorsque j’ai vu l’adresse mail du secrétariat du consulat, mon cœur a fait un bond. Puis, je me suis activée à l’ouvrir. J’ai vu une invitation me demandant d’honorer de ma présence à cette réception importante… J’ai souri, puis, relu le mail et souri de nouveau. Moi-même je ne sais pas pourquoi, mais c’était comme ça… 😂😂

Puis, je me suis arrêtée un moment, j’ai ressassé toutes mes actions antérieures, j’ai passé mon parcours au crible, repensé à mes émotions le matin où j’avais reçu le mail de dame Roucou m’annonçant ma sélection pour l’immersion à Lille. Je me suis revue dans le bureau de la chargée des affaires sociales, accompagnée du consul adjoint, la matinée où je signais la convention concernant le projet CritiKids financé par le dispositif STAFE 2026 (Soutien aux Français vivant à l’Étranger). Et tu sais quoi ? J’ai applaudi pour moi-même. Pas une ni deux fois, mais trois fois, trois bonnes fois. Une façon de me célébrer personnellement. Oui, parce qu’il faut parfois prendre le temps de célébrer son propre parcours, je me suis dit que je mérite cette invitation…. Bon pas que je me suis dit, c’est une reconnaissance amplement méritée pour tout le travail que j’abat sur le terrain avec Class Pro et mes initiatives.

Moto, taxi et talons bordeaux

Tout a commencé comme d’habitude : sortie de la maison à moto, taxi pris au carrefour de l’hôtel de l’air. Rien d’extraordinaire dans le trajet. Sauf que cette fois, la destination était la Résidence de France à Douala. Et dans mon sac, une invitation personnelle signée de M. Jean-Charles Ledot, Consul Général de France à Douala.

Pour cette grande première diplomatique, je ne vais pas te mentir. J’avais une certaine pression, on ne débarque pas dans une réception diplomatique comme on va à une réunion de quartier. Pièce d’identité vérifiée, invitation présentée, sourire assuré. Et me voilà à l’intérieur.

Petite photo de moi à mon arrivée. C: Un invité bienveillant

Une salle qui dit beaucoup

La Résidence était bondée, au point que le Consul Général lui-même a exprimé ses regrets pour ceux qui n’avaient pu être accueillis, faute de place. Une deuxième réception était d’ailleurs prévue le lendemain, spécialement dédiée à la communauté française. Signe d’une relation franco-camerounaise qui déborde littéralement les murs.

Il y avait là des autorités civiles et militaires, des chefs traditionnels, des entrepreneurs, des représentants d’associations, du personnel diplomatique, des personnalités de tous les domaines. J’ai retrouvé des visages familiers, le directeur délégué de l’IFC de Douala, M. Marc Monsallier et son équipe, que je côtoie dans le cadre de nos projets communs, et j’en ai découvert de nouveaux.

Des rencontres qui comptent

Lorena Lekeufack, Miss Littérature, avec qui j’avais animé un atelier pour l’association Handicapés et Fièrs sur le storytelling et le backlash, on se retrouve décidément partout, et ça me fait toujours chaud au cœur. Samuel, mon ami, le Dr Hemes. Et bien d’autres personnalités que je garderai dans mes carnets.

Après le cocktail, une étape bonus : la résidence du Gouverneur du Littoral, où j’ai eu l’honneur d’échanger avec lui. Ces moments-là, on ne les planifie pas. Ils arrivent parce qu’on est là, présente, engagée.

Petit montage des photos prises avec Lorena, Samuel et M. le gouverneur de la région du Littoral. C : Des invités

CritiKids au cœur de la soirée

La rencontre que j’attendais le plus ? Celle avec Frédéric Laurent, Consul Adjoint et Chef de Chancellerie. On a parlé de CritiKids, le projet d’éducation aux médias que Class Pro mettra en œuvre en septembre en partenariat avec le Lycée Français Dominique Savio et le Lycée Polyvalent de Douala-Bonabéri, financé justement par le dispositif STAFE 2026 du Consulat. Le voir de nouveau en face à face, dans ce cadre, pour parler concrètement du projet, du partenariat entre nos deux pays, c’était autre chose qu’un échange de mails.

Et puis il y a eu la photo avec M. Jean-Charles Ledot, Consul Général de France à Douala, et mon ami Mouelle. Une image qui restera.

Deux petites photos prises avec le consul adjoint et le consul général, accompagné de mon ami Samuel. C: Samuel et une invitée

Ce que j’ai vu et compris ce soir-là

Dans son discours, M. Ledot a parlé de la relation franco-camerounaise avec des mots qui m’ont touchée, des liens « indéfectibles », une coopération qui couvre les champs économiques, culturels, universitaires, mais aussi le soutien à la société civile, à la jeunesse, aux femmes dans le cadre d’une diplomatie féministe assumée. Il a aussi annoncé que le service des visas serait transféré à Yaoundé dès le 1er septembre, une évolution administrative notable pour la communauté.

Ce qui m’a frappée, c’est que derrière les discours, les sponsors et les photos officielles, il y a de vraies personnes qui construisent quelque chose ensemble. Et ce soir-là, j’avais ma place dans cette salle. Pas comme spectatrice. Mais bien comme actrice. Puis, il y a aussi eu la coupure du gâteau. Le consul et le gouverneur de la ville ont respecté le protocole.

Photo capturée lors de la coupure du gâteau. C: Badal FOHMOH

Première fois, mais pas dernière

Je suis rentrée tard, les pieds dans mes talons bordeaux, la tête pleine de visages et de conversations. Ma première invitation à la Fête nationale française. Celle d’une jeune directrice d’association camerounaise d’éducation aux médias, invitée par le Consul Général lui-même.

Dieu m’accompagne !

Civilement et diplomatiquement vôtre,

Badal

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Badal Fohmoh

Journaliste • Autrice • Blogueuse • Militante EMI • Fondatrice de Class Pro

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