Le 8 juillet 2026, à Yaoundé, j’ai retrouvé Fabrice Makem et l’équipe d’Eduk-Média pour la troisième et dernière étape du Pré-SALEMI 2026 : un atelier sur l’éducation aux médias qui a réuni des participants venus de Yaoundé, Douala et Bangui.

L’affiche de l’atelier. C: Class Pro
Trois heures qui m’ont, une fois de plus, confirmé pourquoi je fais ce métier. Oui, cet atelier faisait partie d’une série de trois activités dans le cadre du SALEMI -Salon Africain de l’Éducation aux Médias et à l’Information que j’organise en octobre prochain avec Class Pro.

Photo de moi à l’ouverture de la formation. C: Fabrice Makem
Ce que je retiens d’abord
Il y a des phrases qu’on entend en atelier et qui restent. Celle-là, je l’ai notée tout de suite : 80 % des fausses informations qu’on partage, on ne les a même pas bien lues. On croit tous être à l’abri, or, on ne l’est pas. Moi non plus.
Nos réalités, nos langues, nos défis
Ce qui m’a le plus touchée dans cette journée, ce n’est pas la théorie, c’est ce qui est ressorti des échanges, presque comme une évidence collective : l’EMI ne peut pas être importée telle qu’elle est. Elle doit être construite avec nos réalités, nos langues, nos usages numériques, nos défis sociétaux.
C’est exactement ce que je porte depuis le début avec Class Pro. L’entendre reformulé par des éducateurs, des journalistes, des acteurs associatifs venus de deux pays différents, ce jour-là à Yaoundé, ça m’a fait du bien.
Pré-Salemi : à Yaoundé, deux pays posent les bases d’une EMI pensée depuis le continent
Un filtre tout simple, mais qui change tout
Avant de partager une information, une seule question suffit parfois à éviter le pire : est-ce vrai ? est-ce bon ? est-ce utile ? Ce petit filtre de Socrate, je vais continuer à le répéter partout où je passerai, dans nos formations, sur mes réseaux, dans ma vie de blogueuse aussi.

Photo de Fabrice expliquant le filtre de Socrate. C: Badal FOHMOH
Le combat commence à la maison
Romulus l’a écrit après l’atelier, et j’y pense encore : le combat pour l’esprit critique commence à la maison, à l’école, dans la rue. Ce n’est pas un combat d’experts. C’est un combat de tous les jours, pour tout le monde.
Vers le SALEMI
Cet atelier n’était pas une fin en soi. C’est la dernière pierre du Pré-SALEMI 2026, avant que tout ce que nous avons appris ensemble, au fil du défi de dessin, de l’atelier de fact-checking, et maintenant de celui-ci ne se retrouve dans le Livre blanc du Pré-SALEMI et dans la Déclaration de Douala sur l’EMI.

Affiche officielle du SALEMI. C: Class Pro
Rendez-vous à Douala, du 8 au 10 octobre, pour le SALEMI 2026.
On y sera. Toi aussi, j’espère.
Passionnément vôtre, Badal